vendredi 16 juin 2017

Week-end à lire - 16 au 18 juin 2017

Bonjour bonjour ! Je vous reviens, même pas pour un avis livresque, mais pour un petit challenge personnel (bouh) : Le week-end à lire.

~ Le week end à lire est un challenge proposé par la blogeuse et booktubeuse Lili Bouquine, et vous pouvez retrouver son actualité sur le groupe facebook. Tout comme le week-end à 1000, il consiste à lire un nombre déterminé de page en un week-end, du vendredi 19h au dimanche 23h59. La nouveauté est que cette fois, chacun choisit son objectif. ~

J'ai eu envie de profiter de ce long week-end trop chaud pour toucher un peu à ma PAL. Dernièrement, je ne lis quasiment que des emprunts. Ce n'est pas une mauvaise chose en soit, je découvre beaucoup de choses que je n'aurais pas eu l'intention d'acheter. Mais voilà, les livres qui me faisaient envie prennent peu à peu la poussière, et l'engouement ressenti lors de leur acquisition s'essouffle peu à peu.



Ainsi donc, pour ce premier week-end à lire, je me lance le défi de lire 500 pages de ma PAL.


Voici une première sélection, mais je m'autorise des dérogations bien sûr ;)
131 pages                                       305 page                                         512 pages

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Bilan

Je suis très contente de mon week-end de lecture. Je n'ai absolument pas touché à ma sélection, que j'avais faite à peine 4h avant le début du challenge... mais j'ai suivi mon envie et j'ai découvert Brandon Sanderson, que j'ai beaucoup aimé, et du coup j'ai sorti un pavé de ma PAL. J'aurais quand même aimé sortir au moins 2 livres, mais tant pis, je continuerais sur ma lancée cette semaine !

547 pages

547/500 Challenge réussi

lundi 5 juin 2017

Un palais de papier - Françoise Hamel



  Lorsqu’Espérance de Kerzo quitte sa Bretagne natale pour la capitale, les caisses du Royaume de France sont désespérément vides et Louis XIV a accumulé une dette colossale. Déjà. Puis le Roi-Soleil s’éteint, mais l’ardoise reste.
Cependant tout Paris bruisse du nom d’un aventurier d’origine écossaise : John Law. Car cet homme a un plan, qui aura bientôt la faveur du Régent : remplacer la monnaie métallique par des billets de papier.
Fascinée, Espérance de Kerzo entre au service de celui dont on espère qu’il sauvera le pays de la faillite. Et c’est de l’intérieur, en observatrice privilégiée, qu’elle raconte les grandes innovations et les petites manigances de cette entreprise.
Pourtant, cette jeune fille fougueuse et libre, lectrice avide aussi bien de Montaigne que du Code paysan des premiers Bonnets rouges, a toujours rêvé de liberté – et jamais de finance. Les sentiments que lui inspire le troublant John Law seraient-ils à l’origine de cette contradiction ?
352 pages - Historique - 2017





Mes impressions :
Avec Un palais de papier, Françoise Hamel nous plonge dans la vie mondaine parisienne du Royaume de France du XVIIIème siècle, dans une période troublé et agité, qui sert de cadre à un événement historique : les débuts de la monnaie-papier en France.

On suit Espérance de Kerzo, issue d'une famille modeste de Bretagne, qui va peu à peu s'intégrer à la vie mondaine parisienne et devenir l'assistance de John Law, l'homme ambitieux qui réussira, pour un temps, à instaurer un nouveau système monétaire, celui du billet.
Espérance est une femme curieuse, cultivée, maligne et indépendante. C'est par ces qualités qu'elle va s'imposer petit à petit dans les classes les plus élevées socialement, et nous embarquer avec elle. Ses interrogations, ses pensées et ses remarques, qu'elle n'hésite parfois pas à formuler à haute voix, sont une manière très intéressante d’appréhender la société toute entière et de mettre en lumière des problématiques (lutte des classes, esclavage, féminisme) qui étrangement, sont toujours actuelle. L'héroïne est une vraie force dans ce roman, agréable à suivre et instructive.
Le sujet principal est, quant à lui, novateur. Françoise Hamel met la lumière sur un fait peu connu, ce qui est plaisant. De même, l'ambiance qui règne en arrière-plan (les nouvelles idéologies, les nouvelles découvertes...) nous plonge dans cette époque est nous en apprend un peu plus sur cette période de trouble, annonciatrice des événements importants  qui vont suivre.

Malgré tout, je n'ai pas réussi à entrer dans le récit totalement. Si l'héroïne est une force, son point de vue apporte une faiblesse au récit. Elle ne peut nous raconter que ce à quoi elle a directement assisté, et souvent en tant que spectatrice plutôt qu'actrice, ou ce qu'on lui a raconté. Il y a un effet de rumeurs rapportées, d'éloignement avec les faits, une impression de voir ce qui se passe "de loin". De même, beaucoup de choses évoquées restent des "choses évoquées", qui participent à l'ambiance générale mais sans être approfondi puisqu'elles ne sont pas le sujet de ce roman, ce qui pour ma part à renforcer l'effet de spectateur plutôt que d'acteur, et ainsi d'un éloignement.
Le système de Law est, quant à lui, complexe, et l'héroïne elle-même ne le comprend pas entièrement, ce qui nous éloigne encore d'une immersion totale.

Quelques soucis avec l'édition numérique que j'ai lue m'ont aussi un peu perdu dans ma lecture. Lors des dialogues, il y a parfois des tirets, pour annoncer qu'un personnage parle, et parfois non, et cela dans un même dialogue, à tel point que je ne savais plus si un personnage parlait ou l'héroïne se faisait une réflexion à elle-même.

Au final, Un palais de papier est un roman intéressant, qui met en avant un événement peu connu, mais qui malheureusement ne m'a pas passionné.





Merci aux éditions Fayard et à Netgalley pour m'avoir permis de découvrir Un palais de papier !

Mon mai livresque

Me voici de retour pour vous présenter mon bilan du (riche!) mois de mai.
Si le moi d'avril avait déjà été riche en lecture et en nouveaux horizons, le mois de mai le surpasse. 21 livres lus !! Des romans, des essais, des Bds, des comics et des mangas, du contemporain, du classique, du fantastique, de la fantasy, du policier... Bref, j'ai fait un sacré tour. Avec de bonnes découvertes et pleins de choses apprises. Le seul hic, c'est que je me suis laissée surpasser par mes lectures, et que le blog est en perte de vitesse encore une fois...
 J'ai été aussi un peu plus raisonnable au niveau des achats, sachant que sur 21 livres lus, 14 sont des emprunts...  Aussi, mon intérêt pour les comics et BDs s'élargit encore, puisque j'en ai acquis plus que des romans ce mois-ci. Je ne compte en revanche pas me lancer dans une PAL ou les intégrer dans celle déjà existante, qui est bien assez grosse comme ça. Quand on commence à compter, on finit par se restreindre, et j'ai envie de profiter de ma frénésie pour l'instant :)


Mon avril livresque en chiffres :
☼ 21 livres lus
      dont 1 de la PAL  (enfin!)
      dont 6 BDs/comics/mangas
6 romans ajoutés à la PAL
8 BDs/mangas/comics acquis
PAL +5  = 444

Lectures :

dimanche 28 mai 2017

Le bureau des Jardins et des Étangs - Didier Decoin



 Empire du Japon, époque Heian, XIIe siècle. Être le meilleur pêcheur de carpes, fournisseur des étangs sacrés de la cité impériale, n'empêche pas Katsuro de se noyer. C'est alors à sa jeune veuve, Miyuki, de le remplacer pour porter jusqu'à la capitale les carpes arrachées aux remous de la rivière Kusagawa. Chaussée de sandales de paille, courbée sous la palanche à laquelle sont suspendus ses viviers à poissons, riche seulement de quelques poignées de riz, Miyuki entreprend un périple de plusieurs centaines de kilomètres à travers forêts et montagnes, passant de temple en maison de rendez-vous, affrontant les orages et les séismes, les attaques de brigands et les trahisons de ses compagnons de route, la cruauté des maquerelles et la fureur des kappa, monstres aquatiques qui jaillissent de l'eau pour dévorer les entrailles des voyageurs. Mais la mémoire des heures éblouissantes vécues avec l'homme qu'elle a tant aimé, et dont elle est certaine qu'il chemine à ses côtés, donnera à Miyuki le pouvoir de surmonter les tribulations les plus insolites, et de rendre tout son prestige au vieux maître du Bureau des Jardins et des Étangs.
396 pages - Contemporain - 2017





Mes impressions :
Avec Le bureau des Jardins et des Étangs, Didier Decoin nous emmène dans un Japon ancien poétique et voluptueux. 

Nous voici dans le Japon du XIIème siècle, au côté Miyuki, veuve d'un excellent pécheur de carpes, dans un petit village sur les rives de la rivière Kusagawa. La mort de son époux l'oblige à entreprendre un long périple jusqu'à la capitale, afin de livrer les dernières carpes péché par ce dernier au bureau des jardins et des étangs de la cité impériale. Son voyage, sous un plume poétique, lui fait explorer de nouveaux paysages, puis la grande ville et enfin le monde de la noblesse, si loin de ses préoccupations. 
On sent que l'auteur s'est inspiré des célèbres estampes japonaises, à la fois poétiques, voluptueuses et railleuses. La société, le rythme de la vie, les paysages, l'aspect sale et précaire sont bien retranscrits et le lecteur se sent immergé dans les tableaux dépeints, qui prennent vie. Les pensées de Miyuki, ingénue, qui se retrouve dans les couches de plus en plus hautes de la société qu'elle ne connaît pas, apporte un effet comique, voir railleur, qui rappelle aussi des écrits comme le Dit du Genji de Murasaki Shikibu.

Malgré tout, j'ai trouvé que la narration est trop poétique, mais aussi trop érotique à mon goût. J'aurai aimé que l'humour prenne un peu plus de place, comme ce que m'évoquent les estampes, surtout érotiques, qui ont un côté burlesque beaucoup plus marqué.
Enfin, j'ai trouvé l'intrigue plutôt floue. Si au départ l'héroïne débute un voyage avec un objectif, peu à peu l'histoire devient une succession d’événements dans lesquels l’héroïne se laisse entraîner, contemplative elle aussi, jusqu'à une fin étrange, qui m'a laissé une impression d’inachevé, ou plutôt de brume qui se dissipe on ne sait où.

Le bureau des Jardins et des Étangs est un roman agréable, qui nous plonge dans un Japon du XIIème siècle poétique et voluptueux, artistique, proche d'une estampe. Malgré tout, il est plutôt à réservé aux amateurs d'ambiance et de contemplation.



Merci aux éditions Stock et à Netgalley pour m'avoir permis de découvrir Le bureau des jardins et des Étangs !

lundi 15 mai 2017

Mon avril livresque

Voici le bilan d'avril, avec (un peu) du retard.
Infinity 8
Ce mois d'avril a été riche, en lectures et en découvertes. J'ai pu rencontrer Dominique Bertail, dessinateur du premier tome d'Infinity 8 et Fiamma Luzzati auteur de La femme qui prenait son mari pour un chapeau. Deux auteurs talentueux et très sympathiques. J'ai aussi continué sur ma lancé à lire des essais, et j'aime beaucoup ce genre que je vais lire plus souvent.

En revanche, du côté de ma PAL, l'opération milady, la brocante et les emprunts bibliothèques plongent cette dernière toujours plus profond dans les abysses...  Mais j'ai arrêté de m’inquiéter et me suis résolue à vivre débordée de livres. haha.




Mon avril livresque en chiffres :
☼ 14 livres lus
      dont 0 de la PAL
       dont 2 BDs
☼ 1 livre en anglais lu
☼ 13 romans ajoutés à la PAL
☼ 1 BD acquise





Lectures :

mercredi 26 avril 2017

L'homme qui haïssait le bien - Sébastien Bohler


  Le crime était une maladie. On a découvert le traitement.
Qu'y a-t-il dans la tête de Franck Corsa, le psychopathe le plus dangereux de France ?
Pour la première fois, grâce aux progrès fulgurants de l'imagerie cérébrale, quelques scientifiques peuvent le savoir. Ils proposent alors un marché au prisonnier : effacer les causes du mal dans son cerveau par une opération chirurgicale jamais tentée à ce jour.
Lorsque Corsa se réveille, il n'est plus le même homme. Bonté, compassion, douleur : toute une gamme de sentiments humains lui est brusquement révélée.
Seul problème : être un homme bon ne faisait pas partie de ses plans.
416 pages - Thriller - 2017


Ce que j'en ai pensé :
 En lisant le résumé, j'ai pensé que L'homme qui haïssait le Bien serait une histoire du point de vue, ou du moins centré sur Franck Corsa, le psychopathe qui subit une opération qui va le rendre "bon", que l'on suivrait son évolution psychologique après cette opération.
En vérité, cette histoire d'opération sur Franck n'est qu'un prétexte, interchangeable, au re-lancement d'une histoire de complots, de scandales d'État et de course-poursuite.

Ignorant que L'homme qui haïssait le Bien  est une suite (oui, c'est écrit sur la couverture), j'avais ressentie comme un manque lors de ma lecture. Un manque de profondeur dans les personnages, que l'on suit trop peu et qui sont nombreux. Un manque aussi dans le scénario, beaucoup de choses semblaient ne pas avoir été mise en place. Je rectifie donc mon avis, puisqu'il y a un premier tome.

-En revanche, je trouve quand même qu'il a manqué quelque chose à ma lecture. Le scénario semble reprendre beaucoup celui du tome précédent, et je m'interroge du coup sur l'intérêt de ce second opus. A part le dénouement des scandales de Neuroland, il y a peu de nouveautés. J'ai trouvé qu'il manquait de rythme, la mise en place  de l'histoire, notamment, est longue, il faut attendre un tiers du roman avant que l'opération dont on parle dans le résumé ait lieu. Il est vrai que je suis aussi fortement déçue que cette opération, mise en avant dans le résumé, ne soit que peu exploité. On nous fait même miroiter d'autres expériences sur d'autres prisonniers, mais on n'en reparle peu . Peut-être le tome suivant nous en apprendra plus ?  Il est vrai que certaines choses restent en suspens à la fin.

+Bien sûr, je ne peux pas reprocher à ce titre mon manque de renseignements sur la série. Et puis, L'homme qui haïssait le Bien est quand même un roman qui se lit facilement, et qui m'a fait passer un moment pas désagréable.
Toutefois, je peux quand même conseiller à ceux qui souhaitent lire cette histoire de lire Neuroland avant, car L'homme qui haïssait le Bien est une histoire compréhensible, mais moyenne si on la lit sans en savoir déjà un peu plus.



Merci aux éditions Robert Laffont et à Netgalley pour m'avoir permis de découvrir L'Homme qui haïssait le bien !

samedi 15 avril 2017

Comment parler de livres que l'on n'a pas lus ? - Pierre Bayard



  L'étude des différentes manières de ne pas lire un livre, des situations délicates où l'on se retrouve quand il faut en parler et des moyens à mettre en oeuvre pour se sortir d'affaire montre que, contrairement aux idées reçues, il est tout à fait possible d'avoir un échange passionnant à propos d'un livre que l'on n'a pas lu, y compris, et peut-être surtout, avec quelqu'un qui ne l'a pas lu non plus.
162 pages - Essai - 2007

Les + :
-la distinction entre lecture et le fait de parler d'un livre
-la réflexion sur notre rapport aux livres


Ce que j'en ai pensé :
  Pierre Bayard nous propose ici un livre au nom bien provocateur, qui nous évoque un fait réprouvé socialement, mais qui pourtant est très banal : ne pas avoir lu un livre. Notamment un "must-read", donc la lecture est considéré comme acquise.

  C'est le point fort de cet essai : l'auteur cherche ici à déculpabiliser les lecteurs, mais surtout les non-lecteurs, de ne pas avoir lu. Parce qu'on ne peut pas tout lire, parce qu'on n'a pas envie de tout lire tout simplement. Mais aussi simplement parce qu'on a oublié. L'auteur fait un pied de nez à l'élite, celle qui vous méprise si vous n'avez pas lu tel ou tel livre : d'abord, parce qu'elle-même se vante de bien des lectures qu'elle n'a pas faites. Mais aussi parce que votre culture et votre intelligence ne se mesurent pas à une quantité de livres lus. Et enfin, parce que parler d'un livre, finalement, est un acte très différent de sa lecture. La lecture influence la manière de parler d'un livre, mais elle ne lui est pas nécessaire.
L'autre point très intéressant est l'interrogation que l'auteur pose quant à notre rapport à la lecture et aux livres. Il distingue plusieurs rapports au livre, de lecture, de non-lecture, et d'après-lecture. Un livre lu est pour nous, comme un livre non-lu, une construction de notre esprit à partir des informations que l'on a. Certes, on a beaucoup plus d'informations pour un livre lu selon moi, notamment le ressentie, qui est très important, mais en effet, chacun se reconstruit l'image d'un livre qu'il a lu, tout comme nous nous construisons une image d'un livre que nous n'avons pas lu, finalement. Ce qui emmène à la réflexion de l'auteur : on peut parler de livre que l'on n'a pas lu, si on en connaît assez à son sujet, puisque parler d'un livre, c'est parler de l'image que l'on a d'un livre. Et l'image que l'on se fait du livre, ce n'est pas seulement ce qu'on a retenu de sa lecture, qui est déjà  un acte d'altération, c'est aussi le contexte socio-culturel dans lequel s'inscrit le livre.
Là se pose la réflexion de l'auteur sur le fait de parler d'un livre. Parler d'un livre est finalement un acte qui n'a pas de rapport avec la lecture ou non d'un livre, mais à l'image que l'on s'est créé d'un livre. C'est aussi un acte social qui dépend d'autrui. L'image que vous avez du livre, l'histoire du livre en question et la personne avec qui vous en parler est ce qui influencera le dialogue.
On a donc une distinction claire entre la lecture d'un livre et le fait d'en parler et entre le livre et son histoire sociale.

  Malheureusement, je pense que le message que fait passer l'auteur n'est pas le bon : l'auteur fait l’apologie de la non-lecture. Pourquoi lire, alors que l'on peut très bien parler de livre que l'on n'a pas lus ? Ne lisons pas !

mercredi 12 avril 2017

La quatrième fée - Brigitte Guilbau


  Une légende vietnamienne raconte l’histoire de trois fées. La première veille sur l’embryon, le fœtus et la mère pour leur donner force et vigueur pendant la grossesse. La deuxième fée s’occupe de la naissance pour que la mère soit libérée rapidement et que l’enfant vienne au monde en bonne santé. La troisième apparaît quand vient l’heure de mourir : elle nous aide à passer la porte vers ce monde que l’on dit meilleur, à nous donner le courage et à nous apaiser. Qu’arriverait-il si, par un rendez-vous insoupçonné, une quatrième fée venait faire trébucher cette dernière?
198 pages - Drame - 2016



Ce que j'en ai pensé :
 Partout où ce roman passe, il est clairement mentionné "ATTENTION CECI N'EST PAS DU FANTASTIQUE!!!" (oui, l'éditeur l'a écrit en majuscules comme ça). Bon, pas de surprise pour moi donc.

En vérité, La quatrième fée c'est l'histoire d'une jeune femme qui tombe dans le coma suite à un accident. Un coma dont les médecins annoncent qu'elle ne reviendra pas. On découvre alors sa mère, Natacha, à travers cette épreuve, la douleur qu'elle subit, mais aussi les choix qu'elle doit faire. Car très vite, se pose la question de savoir si Natacha accepte qu'on débranche sa fille ou non. L'auteur s'attaque à des thèmes forts, la perte d'un enfant, qu'elle décision prendre lorsqu'un proche est dans un coma irréversible, ou le don d'organe. Le tout donne une histoire dure, touchante, qui fait se demander au lecteur "Et moi, qu'est-ce que je ferais à sa place ?".

Mais voilà. La quatrième fée aurait mérité, selon moi, beaucoup plus de temps. D'une part, le scénario reste très prévisible. Les ficelles sont grosses, il y a peu de surprises, même si le thème ne s'y prête pas vraiment, il est vrai. Les ressorts scénaristiques, quant à eux, sont très clichés, voir peu crédibles. J'ai eu l'impression que l'auteur a forcé les éléments pour que tout soit beau et bien. Le père de la jeune femme dans le coma, qu'elle ne connaissait pas, qui est comme par hasard dans le même hôpital, au même moment, pour son fils qui a besoin d'organe. Ça tombe bien !
Et justement, j'ai eu l'impression que l'histoire n'était qu'un prétexte à l'auteur pour aborder ces sujets et partager ses réflexions. On dirait que ces dernières, elles aussi, sont insérées de force dans l'histoire. Elles tombent un peu comme ça, au moment où le sujet est abordé, mais elles ne m'ont pas semblé être dans la continuité du récit. De plus, elles sont trop nombreuses, et du coup, j'ai eu l'impression d'avoir beaucoup d'ébauches de réflexions qui n'ont pas eu le temps d'être approfondies. Le don d'organe par exemple, est un thème qui arrive vraiment au dernier moment et qui m'a semblé à peine effleuré tant la réflexion autour est précipité.
L'écriture, en général, est maladroite. Elle manque de fluidité, on sent, comme pour les réflexions donc, des coupures, des choses que l'auteur a voulu dire mais n'a pas réussit à insérer totalement dans l'histoire. J'ai cru que La quatrième fée était premier roman, tant j'ai eu l'impression de lire une fanfiction. Cependant, l'histoire se lit très bien, et vite.


// La quatrième fée est un roman touchant, mais qui m'aurait mieux plus avec un approfondissement de l'histoire, plus de temps pour que les événements de l'histoire s’enchaînent de manière plus fluide et naturel, et plus de temps de réflexion aux personnages.
Malgré tout, j'ai vu beaucoup d'avis très positifs. Si personnellement, l'écriture m'a bloqué, je pense que beaucoup de personnes sauront l'apprécier pour tous ses bons côtés ! //



Merci aux éditions Lilys et à Netgalley pour m'avoir permis de découvrir La quatrième fée !

dimanche 9 avril 2017

Mars livresque

  Ce mois-ci, j'ai beaucoup, beaucoup emprunté de livres à la bibliothèque. Moins d'achats, plus d'emprunts, ce qui semble positif. Au premier abord.
D'abord, si j'achète moins de romans, je lis encore moins de romans de ma PAL, qui finalement ne fait qu'augmenter malgré la baisse d'achat. De plus, les dates limites de retours me font entrer dans un cercle vicieux. Je dois en priorité lire les livres avant de les rendre, donc je n'ai plus de temps pour lire autre chose ou faire des articles sur le blog, et quand je retourne en bibliothèque pour les rendre, je craque sur d'autres livres, qui seront à rendre dans un temps limité eux aussi. J'ai une 10ène d'articles en attente pour vous ce mois-ci u_u Enfin, depuis février, je me suis découverte une passion nouvelle pour les BD et comics : j'ai donc quand même dépensé en livres pour me créer un petit fond de BD/comics (parce que je ne fais pas les choses à moitié), et j'ai encore moins de temps pour lire mes romans qui m'attendent à la maison.
 L'essentiel, cependant, c'est que j'ai fait de bonnes lectures ce mois-ci, intéressantes et divertissantes, donc je vous parlerai bientôt !

Mon mars livresque en chiffres :
 livres lus, dont 1 de la PAL
 1 roman de +500 pages lu
 10 romans ajoutés à la PAL
 12 BD / manga acquis

Un total de +9 roman dans ma PAL.

Lectures :

dimanche 5 mars 2017

Février livresque



  Ce mois-ci a été un mois chargé en lecture pour moi. Pas moins de 12 livres lus ! Malheureusement, ce mois-ci a aussi été un mois assez plat niveau lecture : pas de grand coup de cœur, des lectures pas inintéressantes mais pas forcément passionnantes non plus globalement. Beaucoup (trop) de livres empruntés à la bibliothèque à lire en priorité, et du coup j'ai fait une overdose de littérature japonaise et contemporaine. Et aujourd'hui, j'ai besoin d'un bon gros pavé de fantasy.
Le côté positif, c'est que ma PAL a plutôt stagné, et que l'envie d'acheter avec frénésie m'a quelque peu quitté... pour ce qui est des romans. Je vais peut-être me faire une PAL manga et une PAL comics / BD...

Mon février livresque en chiffres :


 12 livres lus, dont 6 de la PAL
☼ 1 roman de la PAL des oubliés
 1 roman lu en VO
7 romans ajoutés à la PAL
8 BD / manga acquis

Un total de +1 roman dans ma PAL.

Lectures :

samedi 18 février 2017

La tombe des lucioles - Akiyuki Nosaka

La tombe des lucioles
  L'histoire d'un frère et d'une soeur qui s'aiment et vagabondent dans l'enfer des bombes et de la famine tandis que la guerre fait rage.
Les Algues d'Amérique
  Toshio se remémore ses souvenirs de la guerre, pendant laquelle il était enfant, alors que sa femme invite un couple d'amis américains à séjourner chez eux.
139 pages - Contemporain - 1967 & 1968

Ce que j'en ai pensé :
J'ai beaucoup aimé La tombe des lucioles. Court et percutant, le récit est très descriptif. On s’appuie sur les fait, plus que les sentiments, on est loin du pathos qui s'étale (ce qui m'avait déplu dans le film en passant...). On nous décrit les horreurs, et parfois un peu d'espoir, sans jugement, sans sentimentalisme exacerbé.  On sent la désillusion et l'ironie de l'auteur face à cette catastrophe et à la société japonaise, qui a fait de sa malheureuse expérience un récit touchant et percutant, qui nous fait comprendre un peu plus l'étendue de l'horreur des bombes et de la guerre.

Dans la seconde nouvelle, l'auteur s'attarde sur le sentiment des Japonais face aux Etats-Unis, sentiment du vaincu face au vainqueur. On nous décrit ce sentiment ambivalent à la fois de rejet et d'admiration pour les Etats-Unis, la servitude japonaise d'un côté et l'envie de montrer la grandeur japonaise de l'autre. Les complexes sont nombreux, la défaite, la perte de son armée, la physionomie même, et la grande modernité qu'affiche les Etats-Unis, qui attire. Mais la fierté japonaise est toujours présente, et le narrateur tente de ne pas se laisser subjuguer, de retrouver une grandeur à son pays, mais aussi pour lui-même.

// Deux nouvelles percutantes et très intéressantes pour comprendre un peu mieux le sentiment japonais pendant la guerre et d'après-guerre. //

Pauline - Alexandre Dumas

  Quel secret cache Pauline ? Pourquoi fuit-elle le regard d'autrui ? Quel drame creuse son visage et altère son teint ? "Personne n'ignore par expérience que le danger inconnu est mille fois plus saisissant et plus terrible que le péril visible et matérialisé", confie Pauline. En épousant le comte Horace de Beuzeval, un homme diabolique, la jeune femme à signé son arrêt de mort : chaque jour est devenu synonyme d'angoisse et d'effroi...
256 pages - Classique - 1838

Ce que j'en ai pensé :

Dans Pauline, Alexandre Dumas se met en scène en tant que public de l'histoire que lui raconte son ami Alfred de Nerval. Accompagné de nombreuses références à son époque et à ses propres récits, cette position adoptée par l'auteur nous donne l'impression étrange que cette histoire fut bien réelle, et que l'auteur nous livre ici un témoignage de la confidence de son ami. Et la narration, de même, nous donne l'étrange impression d'être dans la confidence, qu'on nous dévoile un secret, le mystère de cette Pauline qui intrigue l'auteur et nous intrigue à notre tour.

L'histoire de Pauline est une histoire du secret, d'où le sentiment que l'on nous donne dès les premières pages. Beaucoup de mystère et d'intrigues inquiétantes, dans une ambiance plutôt sombre, qui frôle le polar, sans tomber dans le lourd et l'oppressant. On est intrigué par Pauline, par son histoire. C'est une femme qui paraît avoir été lumineuse, mais qui est maintenant effacée et secrète.


// Une histoire pas inintéressante, secrète et trouble, accompagné d'une plume toujours agréable. Attention cependant, cette édition comporte beaucoup de notes de bas de pages, intéressantes voir utiles, mais qui casse un peu le rythme du récit. //

L'Ile panorama - Edogawa Ranpo


  Hirosuke Hitomi, écrivain raté, rêve ce construire un étrange paradis terrestre. Lorsuqi'l apprend la mort de Komoda, riche homme d'affaires qui a la particularité de lui ressembler comme deux gouttes d'eau, il décide de le faire revenir à la vie en usurpant son identité. Il entreprend alors la construction de son paradis terrestre sur une île isolée. Mais le projet de Hitomi ressemble bientôt à une descente aux enfers...
157 pages - Policier - 1926


Ce que j'en ai pensé :
L'Ile Panorama s'ouvre sur un roman policier dans lequel on suit le coupable. D'un hasard, un homme qui vit une vie sans saveur va monter tout un stratagème pour changer sa vie, et réaliser un rêve.
Mais peu à peu, le lecteur va se rendre compte de l'horreur et de la folie du projet du protagoniste, qui se dévoile sous un autre jour qu'un homme ordinaire et las. Crescendo, l’ambiance devient de plus en plus lourde, horrifique, presque fantastique grâce à des descriptions grandioses,  à la fois captivantes et effrayantes. Le tout devient grandiloquent, le protagoniste nous ébloui de son art, mais on se rend compte de l'horreur qui le fait vivre. L'horreur est devenu art.
// L'Ile Panorama nous expose le grand délire démesuré d'un homme, dans une ambiance à la fois fantastique, horrifique, et ensorcelant. //

L'archipel du rêve - Christopher Priest

  Par-delà le Vortex s'étend l'Archipel du Rêve, une zone de neutralité épargnée par la guerre qui ravage les continents austral et septentrional. On rêve d'y séjourner et, une fois prisonnier de ses langueurs tropicales, on ne peut que succomber à une autre forme de guerre, celle que se livrent les êtres de désir et de pouvoir qui peuplent les différentes îles de cette géographie hors du temps, singulière en diable.
414 pages - Science-fiction / érotisme - 1999

Ce que j'en ai pensé :
En fait, L'archipel du rêve est un recueil de nouvelles qui se situent toutes dans le même monde. Et, bon, je ne suis pas friande des recueils de nouvelles à la base... 

Plusieurs nouvelles, qui ont pour thème cet archipel du rêve en marge de la guerre dans le reste du monde, qui oscille entre idéal exotique et terre inhospitalière de rêve et d'angoisse pour chacun de nos protagonistes. Un monde et un archipel intéressant, on s'y plonge avec plaisir, et j'ai bien aimé qu'on nous raconte le ressentie de chaque personnage, différent, face à l'état de ce monde que l'on découvre à travers leurs yeux et émotions. 

Malheureusement, 2 nouvelles seulement se sont distingué du lot, les autres se ressemblent beaucoup, et leur intérêt était plutôt nuancé : un personnage qui rêve de partir et qui part, des femmes aguicheuses, du sexe, et quelques brins de réflexion. J'ai été quelque peu agacée d'ailleurs de ne voir que des femmes qui ne demandent que ça, à servir d'exutoire aux tracas des protagonistes, qui peuvent enfin repartir libérés en les laissant derrière eux après une bonne nuit de sexe.

// Lecture mitigée donc, intriguée par l'univers mais déçue d'en découvrir si peu. //

samedi 4 février 2017

♡♡ Dogra Magra - Yumeno Kyusaku


  Œuvre stupéfiante, inclassable, Dogra Magra est à la fois une performance d'écriture inégalée et un extraordinaire roman policier au programme paradoxal : un roman où les détectives sont les criminels.
Ou plutôt, un roman où l'assassin est la victime. Un amnésique se réveille en pleine nuit dans la chambre d'un hôpital psychiatrique. Nous le verrons se débattre au milieu d'une toile d'araignée tissée par les docteurs de l'institution, à la recherche de son identité et de son éventuel rapport avec une mystérieuse affaire criminelle. Qui est Kure Ichirô ? Quelle terrible malédiction poursuit la lignée de sa famille et se réveille dans ses gènes ? Le lecteur, entraîné dans une spirale de plus en plus serrée de coups de théâtre et de renversements de perspective, perd toute notion de l'espace et du temps et sent son esprit lui échapper, pris d'un vertige ontologique.

595 pages - Policier / hors catégorie - 1935


Les + :
- une intrigue captivante
un livre qui vous entraîne bien plus que vous ne pouvez l'imaginer...
des sujets et une critique du Japon intéressants




Ce que j'en ai pensé :
Ça fait déjà plusieurs semaines que j'ai fini Dogra Magra. Après avoir réussi à me remettre de mes émotions, je me suis efforcée de faire une critique qui lui rend hommage, de donner mon avis, clair et construit, pour partager mon émoi. Mais impossible de rendre compte de l'effet que ce roman a eu sur moi. Alors je vais commencer cette chronique par un avis minimaliste mais qui décrit le plus exactement ce que j'ai envie de vous dire :
Ce roman est une expérience exceptionnelle. Lisez-le.

jeudi 2 février 2017

Bilan du mois de janvier

Le premier mois d'un nouvelle année de bonnes résolutions est passé, il est temps de faire un bilan et de constater si.la.nouvelle.année.livresque.a.commencé.sainement.
Non.
Voilà voilà messieurs dames. Concrètement, j'étais bien partie, un petit plaisir de 5 livres en début de mois, pour continuer des séries, on était à la limite mais pas dans l'excès. Et puis, une commande qui datait de décembre m'arrive, avec 3 nouveaux livres. Bon, ça passe. Et un petit livre en plus que j'ai trouvé en solde. Ça passe aussi, je l'ai lu dans la foulée. Et puis je me suis retrouvée sur internet en période de solde, et j'ai pris 18 livres. Donc, je vous annonce que ça y est, ma PAL a dépassé les 400 romans. *clapclap*
Voyons quand même les côtés positifs : ma wish-list a drastiquement baissé (la bonne blague). Non, one ne peut pas dire non plus que je regrette, je suis très contente de mes achats, parce que ce sont quand même des livres, qui me font envie, et ça ne fait pas grossir.
Aussi, j'ai emprunté pas mal à la bibliothèque, ce qui m'a permis de découvrir des romans que j'aurai peut-être hésité à acheter, et qui j'espère me permettra de me refréner un peu en période hors soldes.
Mais le plus important, j'y viens, ce sont mes lectures. Et si j'ai commencé l'année avec un livre qui ne m'a pas du tout plus, juste après j'ai lu THE roman, celui dont je peux déjà vous dire maintenant, là, que ce sera LE numéro 1 de l'année, LA découverte, dans le top five des livres à lire et relire et faire lire, le livre qui te marque à vie. Une expérience extraordinaire quoi. J'ai aussi relu de la fantasy, ça faisait un moment, et ça m'a fait un bien fou. J'aime les mois comme ça.

Mon janvier livresque en chiffres :

 romans lus, dont 5 de la PAL

 1 série terminée
3 romans de +500 pages, dont 2 de la PAL
 1 roman lu en VO
☼ +27 romans ajoutés à la PAL



Un total de +22 romans dans ma PAL. Sans commentaire >_>

Lus :

Les autres lectures sympa :