lundi 5 décembre 2016

Bilan du mois de novembre

Bonjour à tous ! Malgré la faible activité de ce blog dernièrement, j'ai un bon bilan lecture à vous présenter :)
 Ce mois-ci, c'est la catastrophe. Pas de panne de lecture, non, mais une panne blogesque. Impossible d'écrire mes avis, qui pourtant se dessinaient dans ma tête. Plus rien une fois devant mon écran, alors que j'ai très envie de vous partager certaines lectures absolument géniales. La panne, le syndrome de la page blanche. Je vous fais donc un bilan aussi pour vous partager mes lectures, et si je ne promets pas d'être active à nouveau bientôt, je vais faire vivre un peu plus la page facebook pour compenser :)
 Sinon, ce mois-ci encore pas mal de lectures (et pas mal de nouveaux livres aussi...). J'ai retrouvé ma passion pour les sciences avec St&rs et Prodigieuses créatures, deux histoires très différentes, mais pleines de passion toutes deux. Ma PAL quant à elle, bon, elle augmente un petit peu encore quoiヽ(´ー`)┌   Je vais tenter de m'arrêter avant les 400 romans quand même... (387 yeay).

Mon novembre livresque en chiffres :

romans lus, dont 7 de la PAL
 1 abandon
 1 roman de ma PAL d'automne lu
 8 mangas/BD lus
☼ +15 romans ajoutés à la PAL
☼ +2 mangas acquis


Un total de +7 romans dans ma PAL.



Lus :

dimanche 13 novembre 2016

Bird Box - Josh Malerman


   Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S'ils s'aventurent à l'extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou entamer un terrifiant périple jusqu'au fleuve dans une tentative désespérée pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l'autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd'hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.
372 pages - Horreur/Science-fiction - 2014


Les + :
-une ambiance prenante et effrayante
-une immersion très réussie


Ce que j'en ai pensé :
Une ambiance pesante, un monde devenu inquiétant et dangereux. Préparez-vous bien avant de rejoindre Malorie et ses enfants dans leur terrible quotidien...

Bird Box est un livre fort, angoissant, dans lequel l'auteur a su imprégner une ambiance, un sentiment immersif pour le lecteur.  On suit en effet l'héroïne, Malorie, de son point de vue. On est alors comme elle, plongé dans l'angoisse, dans l'ignorance de ce nouveau monde. Ses sentiments nous guident, nous font pénétrer dans son univers, nous font ressentir les frissons qui lui glacent le sang.

Bird Box est un roman d'horreur qui s'appuie beaucoup plus sur le ressentie que sur les actions ou les réponses. On est dans un huis clos oppressant, huis clos qui s'étend de l'intérieur de la maison au monde entier, car il ne semble y avoir nulle part un endroit serein, où l'on pourrait se sentir en sécurité de la folie ambiante. J'ai pensé aux œuvres de Lovecraft, où l'on ressent l'horreur et la folie, sans jamais pouvoir l'appréhender ou la comprendre.

Je m'attendais tout de même à quelque chose d'un peu différent au vu du résumé, qui nous fait miroiter une aventure. Certes, elle est présente, mais c'est surtout le passé que Malorie nous raconte, comment elle en est arrivé là où elle est aujourd'hui. Mais j'ai quand même été séduite par l'atmosphère qui se dégage de ce roman au final, et j'ai adoré ma lecture.

//Bird Box est un roman d'horreur dans lequel l'auteur a su faire entrer son lecteur et lui faire ressentir l'angoisse et la tension permanente de la situation. Ne vous attendez cependant pas à une grande aventure ou à des réponses, Bird Box est un livre qui se ressent.//

jeudi 3 novembre 2016

Bilan du mois d'octobre

Cette fois ça y est, il fait bien froid. Plus question de sortir, posons-nous sous une couette avec des livres pour hiverner (⌒▽⌒)
Bon, j'ai "malheureusement" trouvé le moyen de sortir et de ramener avec moi des TONNES de bouquins... ma pauvre PAL approche dangereusement des 400 romans, mais c'est surtout la place qui commence à manquer.... (la prochaine étapes c'est "des meubles en livres").
Ceci dit, je suis plutôt contente de mon rythme de lecture, avec 9 romans pour pas loin de 4000 pages. Pas de coup de cœur ce mois-ci, mais de bonnes lectures dans l'ensemble (dont certaines très attendues !) ^u^


Mon octobre livresque en chiffres :

☼ romans lus, dont 8 de la PAL
 3 romans de ma PAL d'automne lus
 mangas/BD lus
+24 romans ajoutés à la PAL
☼ +8 mangas acquis

Un total de +16 romans dans ma PAL (╯°□°)╯︵ ┻━┻


Lus :

dimanche 30 octobre 2016

Epic - Conor Kostick


  Leon, La Terre a été détruite par une guerre sans précédent. Les hommes ont construit, sur une autre planète, une société où la violence est interdite, et les conflits sont gérés par un jeu vidéo, Epic. Avec ses amis d'enfance, Erik, 14 ans, va participer à un tournoi sur Epic qui déterminera son destin dans la société. Ses amis ont choisi d'être représentés par de courageux guerriers, une guérisseuse et une sorcière. Contre toute attente, Erik prend pour avatar Cindella, une aventurière peu armée mais séduisante et astucieuse. Grâce à Cindella, Erik a un regard neuf sur Epic et découvre les failles du jeu. Il se lance alors dans une quête qui le conduira à remettre en cause les bases même de la société...
467 pages - Science-fiction/Jeunesse - 2004


Les + :
  -une aventure avec de l'action.
  -un univers original et intéressant.
  -un livre qui plaira sans aucun doute à la jeunesse.


Ce que j'en ai pensé :
Avec Epic, vous allez vivre une aventure entraînante dans un univers original et attirant.

On y suit le jeune Erik, qui vit avec ses parents, dans un monde à la fois futuriste et moyenâgeux. En effet, Erik descend d'humains ayant colonisé une nouvelle planète, sur laquelle toute violence est interdite, et tout se règle et se décide à travers un jeu vidéo, Epic. Pourtant, on est toujours dans un système où les plus influents dominent, et laissent les plus démunis dans un cadre de vie des plus précaire. Un jour, suite à un accident, les parents d'Erik vont se voir forcés de déménager. Erik va alors tout faire pour que sa famille n'est plus à subir les décisions des plus puissants, et pour ça, il va explorer et exploiter les failles du système...

J'ai beaucoup aimé cet univers, qui nous présente un monde futuriste où tout n'est pas que technologie et confort de vie, et j'aurai aimé que le roman soit plutôt orienté pour adulte, pour découvrir en profondeur cet univers et une histoire plus poussée. Car en effet, le tout reste quand même très jeunesse. L'univers est très manichéen, avec des puissants qui aime leur pouvoir et des démunis qui sont exploités et malmenés, des héros héroïques et des méchants vraiment méchants.

Malgré tout, j'ai dévoré ce roman, qui se lit vite et qui est très agréable. L'histoire est entraînante, et les nombreux rebondissements nous font attendre le final avec impatience. Un tome 2 existe qui n'est pas sorti en français, est si la fin suffit à ce premier tome, je pense qu'il peut-être intéressant de lire la suite.

//Epic est une aventure entraînante et pleine de rebondissements, dans un univers original et plaisant. 
Un très bon livre pour la jeunesse, qui plaira aussi au plus grand.//

mercredi 26 octobre 2016

Je m'appelle Leon - Kit de Waal (#MRL16)



  Leon, 9ans, est un garçon courageux. Quand un jour sa mère n'arrive plus à se lever le matin, il s'occupe de son demi-frère Jake. Quand l'assistante sociale ammène les deux garçons chez Maureen au gros ventre et aux bras de boxeur, c'est lui qui sait de quoi bébé a besoin. Mais quand on lui enlève son frère et qu'on lui dit que chez ses nouveaux parents il n'y a pas de place pour un grand garçon à la peau sombre, c'en est trop. Leon se fait la promesse de retrouver Jake et de réunir les siens comme avant... 
352 pages - Contemporain - 2016

Les + :
-le point de vue d'un enfant.
-un regard nouveau sur des thématiques difficiles.
-Léon, intéressant et attachant.


Ce que j'en ai pensé :
Touchant, intrépide, déroutant, le petit Léon est un concentré de questions et d'émotions.


Je m'appelle Leon est un roman sur une enfance difficile, que le lecteur va vire à travers les yeux de l'enfant. Ici, c'est Leon, 9 ans, qui subit la dépression de sa mère, puis les décisions et réflexions des adultes, à son propos ou non. Sans qu'on ne le consulte, sans même lui parler, les adultes vont et virent autour du petit garçon. Alors Leon s'interroge sur ce qu'on ne lui dit pas, sur ce que les adultes gardent pour eux, et sur sa place, qu'il cherche tant à trouver.

Le style du récit est très efficace. Nous avons bien le point de vue d'un enfant, tant par la façon de parler que par ses réflexions, ce qu'il comprend de ce qu'il se passe et comment il perçoit les choses. J'ai eu l'impression d'être, comme lui, dans un flou, face à des adultes qui paraissent lointains, avec leurs problèmes qu'ils ne peuvent ou ne veulent pas partager, trop complexe pour un enfant. Les sentiments de Leon sont puissants, vifs, mêlé les uns aux autres. On comprend pourtant très bien tout ce qu'il se passe, les réactions de Léon et son mal-être.

Dans ce roman, l'auteur aborde les thématiques du mal-être, de l'abandon, de l'adoption, des liens, du racisme. Le point de vue d'un enfant, étonnant, apporte un nouvel angle de réflexion et un intérêt nouveau sur ces problématiques. Je déplore tout de même un manque d'approfondissement sur certains points, et un fin un peu trop ouverte à mon goût.

//Je m'appelle Leon est un roman très intéressant, par son point de vue nouveau sur certains thèmes, mais surtout par son narrateur, un enfant touchant et intrépide, qui fait de son mieux pour que tout le monde soit heureux.//



#MRL16
Merci à Priceminister et à la librairie Chapitre qui m'ont envoyé ce roman en partenariat dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire 2016 ! 

samedi 15 octobre 2016

Pirates - Michael Crichton


  1665. La Jamaïque est un poste avancé de Sa Très Grande Majesté, une petite colonie perdues au milieu des immenses possessions de l'empire espagnole. Port Royal, sa capitale, un véritable coupe-gorge où se bousculent les tavernes, les rhumeries et autres bordels.  La nouvelle circulent bientôt que El Trinidad, un navire regorgeant de trésors en provenance de la Nouvelle-Espagne, est à quai dans le port voisin de Matanceros. Cette possession espagnole réputée imprenable est gouverné par le sanguinaire capitaine Cazala, l'un des chefs militaires favoris du roi d'Espagne. Le capitaine Edward Hunter, sous la bienveillance du gouverneur de Jamaïque, va alors mettre rapidement sur pied une petite équipe qui aura pour mission de s'infiltrer dans l'île ennemie pour s'emparer du galion espagnol et de ses trésors.
301 pages - Aventure - 2009


Ce que j'en ai pensé :
De l'aventure, de l'action, les caraïbes du 17e siècle, et des pirates !

Pirates est un roman publié à titre posthume, à partir d'un manuscrit de l'auteur retrouvé par un de ses assistants. Et si j'ai bien aimé ma lecture, je pense que l'auteur aurait sûrement approfondi un peu plus l'histoire et les personnages s'il en avait eu le temps.

Dans Pirates, l'auteur nous emmène dans les caraïbes de 1600, et tout commence à la Jamaïque, une colonie anglaise mal famé, dans une époque ou Angleterre et Espagne se dispute terres et trésors. L'ambiance est bien restituée, mais j'ai trouvé que malheureusement, la vie de la ville est trop survolée, j'aurai aimé m’imprégner de l'ambiance  des caraïbes coloniales bien plus encore.
Quant à l'histoire, si c'est une histoire de piraterie classique, elle est pleine d'action, de rebondissements et on ne s’ennuie pas. J'ai un peu eu l'impression de me trouver devant un téléfilm de pirates, basique mais efficace (et avec une ou deux scènes tirées par les cheveux).

Enfin, et c'est ce qui a fait que j'ai eu du mal à entrer complètement dans l'histoire, les personnages. S'ils nous apparaissent sympathiques ou, du moins, intéressants, j'ai eu l'impression d'un manque de description de la part de l'auteur sur ce qu'ils sont, leurs actions ou leurs sentiments dans l'action. J'ai eu l'impression que l'auteur a créé son histoire et n'a pas eu le temps d'y insérer plus de renseignements les personnages, et ça m'a manqué.

//Pirates, tout est dans le titre : une aventure de pirates, dans les caraïbes au 17e siècle, de l'action, des trésors. Malheureusement, j'ai le sentiment que l'auteur n'a pas eu le temps d'approfondir son histoire et ses personnages. Reste pour moi une histoire sympathique si on aime les aventures maritimes, mais sans rien de nouveau.//

L'appât - José Carlos Somoza


 Lever de rideau. Ici une bretelle noire qui glisse sur une peau diaphane, là des yeux mis-clos quémandent un improbable pardon : parure et posture. Elles charment et abusent les sens, elles disent qui est le maître. Si le grand ordonnateur de ce manichéisme visuel s'appelle Shakespeare, nous ne sommes pas sur les planches du théâtre du Globe mais dans le centre de formation ultramoderne de la police madrilène. Des instructeurs y décryptent les codes élisabéthains, qui placent la satisfaction du désir à l'épicentre de notre psyché. Les agents sont formés à la technique des "masques" : identifier en quelques secondes la nature du désir le plus profond du suspect pour provoquer en lui une overdose du seul plaisir auquel il ne peut résister.On les appelle les "appâts". Diana Blanco est le meilleur élément. Quand elle découvre que sa jeune sœur est aux prises avec l'insaisissable Spectateur qui terrifie la ville, elle mène une course contre la montre qui la conduit jusqu'à l'antre du monstre. C'est du moins ce qu'elle croit.
410 pages - Thriller/Fantastique - 2010


Ce que j'en ai pensé :
Intriguant, original et surprenant, entrez dans le théâtre de José Carlos Somoza !

L'appât est un roman très intéressant, de par sa construction, son intrigue, mais aussi et surtout la création surprenante de l'auteur de tout un mécanisme psychologique nouveau.
Les psychés, nombreuses, sont des types de désirs. Chaque être humain a son type de psyché, qui définit quels comportements/scènes vont aviver son désir, de manière irrésistible, voir le soumettre. L'auteur s’appuie sur les pièces de Shakespeare, et chacune d'elles et de leurs personnages sert d'images, de mise en scène à une psyché.  Le tout est si bien et largement expliqué qu'on se laisse prendre à croire en la psychologie des psychés, que le lecteur va peut-être même essayer de se reconnaître dans une de celles-ci.

L'intrigue semble plutôt classique, un thriller où l'héroïne est à la poursuite d'un tueur en série et va découvrir de plus en plus de mystères. De plus, j'ai trouvé que l'intrigue met un peu trop de temps à se mettre en place, et j'ai failli me lasser avant le début de l'action.
Pourtant, à la fin de ma lecture, coup de théâtre !  Effectivement, il y a comme une mise en scène théâtrale dans ce roman, je me suis faite agréablement avoir et j'ai été étonné par la véritable profondeur de l'histoire.

//Si le début du roman nous laisse imaginer un thriller plutôt classique, L'appât est en vérité un vrai théâtre pleins de rebondissements, couplé à une création originale et épatante. En bref, un roman très intéressant, original, surprenant et définitivement séduisant.// 

samedi 8 octobre 2016

Les pourvoyeurs - André Ruellan (Kurt Steiner)

.Aussi publié sous le pseudonyme de Kurt Steiner.

   Cela commence par un banal fait divers. Un meurtre que seule la folie pourrait justifier... Puis par la suite, l'existence même bascule : une voix qui vous réponde au téléphone alors que, chez vous, vous venez de former par erreur votre propre numéro, un visage que l'on croyait mort qui resurgit du néant... La réalité s'est-elle détraquée ?  Avez-vous basculé dans la folie ? Ce serait un moindre mal...
172 pages - Fantastique - 1957


Ce que j'en ai pensé :
Une sympathique histoire fantastique, entre angoisse et redécouverte de la réalité.

Après un prologue sur les événements marquants de sa dix-septième année, Alain Heurtot est envoyé en hôpital psychiatrique. Nous le suivons quelques années plus tard, alors qu'il vit reclus chez lui avec son chat.  Peu à peu, des événements étranges vont à nouveau perturber son quotidien...

Le début du récit rappelle le Horla de Maupassant, le narrateur est confronté à des visions, des sons, anormaux, sans que l'on sache ce qui se passe, ni si une entité autre nous veut du mal, ni même si le narrateur n'est pas juste fou. Le roman date de 1957, et on ressent dans l'écriture ce côté ancien, qui rappelle encore plus ces récits fantastiques horrifiques et angoissants dans lesquels règnent l'incertitude.
Puis on bascule dans un autre monde, une réalité plus complexe que ce qu'il n'y paraissait au début. Et alors le récit mêle action, course, découverte, sentiments et angoisse pour les personnages, qui se dévoilent au lecteur. Malheureusement, le récit est court, et j'ai trouvé que l'univers aurait mérité d'être plus développé, car il est très intéressant !

//Au final, Les pourvoyeurs est un roman entraînant, qui, malgré sa faible longueur et le manque de développement de son univers, est un très bon moment de lecture frissonnante et palpitante !//

vendredi 7 octobre 2016

Les Borgia - Alexandre Dumas


 Modèle du Prince de Machiavel, César Borgia, fils du pape Alexandre VI, étend sa puissance sur Rome. Tous les moyens sont bons pour écarter ennemis et rivaux. Ses crimes n'auront aucune limite, puisqu'il va jusqu'à éliminer, par le poison ou les armes, les membres de sa propre famille. Le poison qu'il verse finira cependant par se retourner contre lui...
Ce roman est issu des Crimes célèbres d'Alexandre Dumas, l'un des premiers recueils de l'auteur.
288 pages - Classique/Historique - 1840


Ce que j'en ai pensé :
Entre roman et traité d'histoire, Dumas nous livre un roman complexe, mais passionnant.

Les Borgia d'Alexandre Dumas nous raconte l'arrivée au pouvoir et les intrigues politiques qui ont eu lieu autour de la famille Borgia, famille italienne du XVe siècle. On peut y suivre le pape Alexandre VI, François et Lucrèce Borgia, mais surtout César Borgia, le frère qui se sent exclu et veut se venger. Entre complots, trahisons et rebondissements, l'histoire de cette famille est très intéressante.

Ici, Alexandre Dumas nous livre un roman historique intéressant, mais à l'aspect très documentaire. Le narrateur, omniscient, rapporte la plupart du temps de nombreux faits et personnages, avec un recul et une précision qui ne laisse pas beaucoup de place aux sentiments, à une histoire, un fil conducteur ou aux personnages. L'auteur s'implique cependant quelque peu dans le récit, en qualifiant des actes ou des personnages, rendant ainsi son récit moins strict. Le tout donne au roman l'aspect d'un livre d'histoire subjectif plutôt que d'une histoire romancée.
De plus, le roman n'est certes pas très long, mais ce sont 288 pages avec pour seules coupures des retours à la ligne. Aucune coupure ou mise en page, l'auteur, là encore, se contente d'exprimer des faits sans se soucier de bâtir une histoire, des moments, du suspense ou l'envie pour le lecteur. J'ai cependant trouvé une construction dans le récit qui permet de faire des pauses, avec de courts paragraphes conclusifs.

Si cet aspect strict et lourd peu rebuter, pour ma part, je n'ai pas pu lâcher ce roman, que j'ai lu d'une traite. Les événements s’enchaînent, se lient, et nous sommes intrigués par l'avenir des personnages, leurs ruses et leurs ambitions. Si j'aurais aimé en savoir plus, et surtout connaître les membres de cette famille plus en profondeur, le récit à tout de même le mérite de nous intriguer sur cette famille, ses membres, et cette époque.

//Malgré une approche plus strict que romancée de l'histoire, Alexandre Dumas nous livre avec Les Borgia un roman pas si difficile à appréhender, sur une famille passionnante, et qui vous donnera envie d'en savoir plus sur ces fameux Borgia et l'Italie du XVe siècle.//

dimanche 2 octobre 2016

Enola Game - Christel Diehl


  Une jeune femme et sa petite fille vivent enfermées dans leur maison. À l'origine de cette claustration, il y a Enola Game, une catastrophe dont on ne connaît pas la nature exacte : accident nucléaire ? Conflit mondial ? Guerre civile ? Au fil des semaines, malgré sa peur et son chagrin, la mère puise dans sa mémoire et ses lectures mille raisons de célébrer la vie. Cependant, tandis que la mère louvoie entre sa douleur, ses souvenirs magnifiés et sa volonté farouche de donner un sens à la vie de son enfant, les quelques nouvelles du monde qui lui parviennent encore sont chaque jour un peu plus alarmantes.
118 pages - Contemporain/Drame - 2012


Ce que j'en ai pensé :
Court roman en huit clos, Enola Game est un concentré de sentiments qui marquera les quelques heures que vous lui aurez consacrées et toutes celles qui suivront.

Un grand flash, un bruit de détonation, c'est le début de longues semaines d'angoisses, de doute et de méditation pour une mère de famille qui se retrouve seule avec sa petite fille de 3 ans. Cette mère qui doit survivre sans savoir comment son monde en est arrivé là, dont les préoccupations changent et deviennent le rationnement et comment se réchauffer, qui doit assumer seule son angoisse et rassurer son enfant, tout en ne sachant pas ce qui se passe en dehors de son monde réduit que constitue sa maison.

Ce roman est vraiment poignant. Découpé en court paragraphe, le narrateur, qui est cette femme, nous livre ses sentiments et ses réflexions à travers ses souvenirs, son passé révolu, ses suppositions et doute sur ce qu'il se passe à l'extérieur, ses lectures, et ses moments présents dans la maison avec sa petite fille, qui demande de la douceur et de l'espoir à sa maman, qui doit se montrer forte pour elle. Les personnages dégagent beaucoup de tendresse et d'espoir, ce qui rend le contraste avec les événements encore plus saisissant pour le lecteur.

//Enola Game, c'est le récit d'une vie banale et agréable qui s'arrêtent soudain, une introspection sur ce que l'on a perdu quand on ne sait pas si on n'a plus rien, et l'espoir qu'on garde au fond de soi et qu'il ne faut pas perdre. Court, mais intense.//

samedi 1 octobre 2016

Bilan du mois de septembre

Le mois de septembre est déjà terminé, place au bilan !
Si je ne pensais pas avoir le temps de lire beaucoup, je pensais au moins ne pas ajouter grand chose sur mes bibliothèques. Et bien sûr, un événement imprévu, une braderie de bibliothèque, et la réalité vous rattrape...
Niveau lecture, je suis contente, car même si je n'ai pas eu beaucoup de coups de cœur, j'ai apprécié toutes mes lectures (et ça c'est important). J'ai aussi lu 4 romans de ma PAL d'automne sur les 12 choisis, ce qui prouve son utilité ^u^ 

Mon septembre livresque en chiffres :

☼ romans lus, dont de la PAL
4 romans de ma PAL d'automne lus
2 séries terminées
☼ +16 romans ajoutés à la PAL
☼ +9 mangas acquis

Un total de +7 romans dans ma PAL ( ̄□ ̄;)

Lus :

vendredi 30 septembre 2016

Orgueil et préjugés - Jane Austen


  Mme Bennet a cinq filles et compte bien les marier toutes, ce qui n'est pas tâche facile dans l'Angleterre du début du XIXe siècle. Non que les demoiselles Bennett soient laides, mais elles n'ont pas de fortune. Et cinq maris riches, ce n'est pas si facile à trouver. Surtout quand les filles en question s'en mêlent ; elles qui ont des préjugés, éprouvent des sentiments, et n'agissent pas forcément toujours pour trouver « un bon parti ».
411 pages - Classique/Romance - 1813


Ce que j'en ai pensé :
Une romance classique, de l'humour et de l'esprit, et surtout un roman qui a beaucoup inspiré le genre.

Orgueil et préjugés a été une lecture agréable, mais que j'ai trouvé bien trop simple, romance classique et qui n'aurait sûrement pas été inoubliable pour moi si ça ce n'était pas LE classique de Jane Austen.
Cependant, si lire cette histoire maintenant ne m'a pas permis d'être touché comme un lecteur de son époque, j'ai quand même su apprécier ce qui a fait de ce roman une petite révolution.

Accompagnés d'une écriture fluide, agréable et d'un histoire classique de jeunes filles que leur mère veut marier aux meilleurs partis, ce sont les personnages de Jane Austen qui font tout l'intérêt de son roman.

dimanche 25 septembre 2016

Les derniers guerriers du silence - Yoann Berjaud



  La Confédération des planètes est en paix. Et pourtant...
...Aux confins de l’espace, Sékhem, la jeune amiral de la flotte des six anneaux de Sbarao, braque les senseurs de son vaisseau de guerre sur un étrange artefact suspendu dans le vide. Dans les splendeurs de Bella Syracusa, Adryan l’aristocrate éprouve les pouvoirs du séduisant Dieu Noir. Des bas-fonds de Raya aux dunes d'Osgore, Sahel le Vitaguerrier s'éveille aux énergies de l'ancien monde... Ces destins prêts à basculer deviendront-ils les gardiens ultimes du Chant Premier, à l’origine de toute vie ? Les Derniers Guerriers du Silence ?
285 et 267 pages - Science-fiction - 2012 à 2013

jeudi 22 septembre 2016

Nouvelle PAL : L'automne et la rentrée


L'automne est arrivé, c'est l'occasion de créer une nouvelle PAL (^-^)//
La rentrée a pas mal modifié mon rythme de lecture, mais aussi mes envies, et il était temps pour moi de modifier ma PAL estivale (vu que je ne piochais plus dedans...). Seul Cinder est rescapé de ma PAL d'été, je suis toujours décidée à le lire un jour ou l'autre...
Je pars sur ces 12 romans, auxquels s'ajoutera Je m'appelle Léon de Kit de Waal que je devrais recevoir prochainement pour Les matchs de la rentrée littéraire de priceminister  (*´▽`*)



Pirates - Michael Crichton
L'appât - José Carlos Somoza
Les Derniers guerriers du silence t.2 : Le livre de la création - Yoann Berjaud
Cinder - Marissa Meyer
Enola Game - Christel Diehl
Les maximonstres - Dave Eggers
Epic - Conor Kostick
Les Borgia - Alexandre Dumas
Alien Earth - Robin Hobb
Les dragons de la cité rouge - Erik Wietzel
La formule préférée du professeur - Yoko Ogawa
Chain Mail - Hiroshi Ishizaki


dimanche 18 septembre 2016

♡ Les aventuriers de la mer - Robin Hobb

  Les vivenefs sont des vaisseaux magiques attachés par des liens empathiques à la famille qui les possède. Ces navires insaisissables bravent les tempêtes, évitent les récifs, distancent les monstres marins, sèment les pirates... et font l'objet de toutes les convoitises. Le capitaine de la Vivacia, Ephron Vestrit, se meure. Parmi les siens, chacun ourdit complot et trahison pour s'approprier son vaisseau, car une vivenef ne se transmet pas comme un legs ordinaire. Pendant ce temps, d'autres dans se profile à l'horizon : les serpents de mer qui infestent les océans se regroupent, et un ambitieux pirates aspire à unir ses pairs sous un seul pavillon : le sien.
9 tomes, 350~400 pages/tomes - Fantasy - 1998 à 2000

samedi 10 septembre 2016

Nos séparations - David Foenkinos

  Fritz et Alice forment le couple le plus improbable qui soit : lui est fils de hippies soixante-huitards restés fidèles à leurs engagements de jeunesse, elle, est un pur produit de la bourgeoisie catholique, 'Versaillaise' comme l'on dit parfois. Fatalement, ces deux-là vont se rencontrer, s'aimer, se détester, se déchirer, se retrouver. L'histoire ne serait-elle qu'un perpétuel recommencement ?
219 pages - Contemporain - 2008


Ce que j'en ai pensé :
Nos séparations est ce genre de roman rapide à lire, pas inoubliable, mais qui nous fait passer un bon moment.
Nous suivons Fritz, qui vit une idylle de jeunesse avec Alice. Petit à petit, la vie s'insinue entre eux, les change, les rattrape et affecte leur relation. Fitz nous raconte cette histoire, cette vie avec et sans Alice, qui la poursuivra malgré les événements jusqu'au bout.
Pas de pathos, pas de drame, le narrateur nous raconte sa vie passée, avec du recul. Cette mise à distance permet au narrateur de nous transmettre ce qui a vraiment été important, les grands événements et les sentiments qui ont marqué sa vie et qui resteront dans son souvenir, en balayant ce qui importe finalement peu. Le récit prend aussi un caractère universel, dans lequel chaque lecteur pourra se reconnaître, dans une histoire banale qui a de l'importance pour celui qui la vit.
//Envie d'une lecture rapide, pas prise de tête, mais agréable, Nos séparations est fait pour ce moment. Une histoire pas inoubliable, mais une écriture fluide et des bons sentiments pour passer un moment agréable de lecture.//

dimanche 4 septembre 2016

Bilan livresque de l'Été (juin-juillet-août)


La rentrée est arrivée, c'est l'heure du bilan de l'été !
Alors oui, septembre fait partie de l'été et juin non, mais on redéfinit les saisons comme ça m'arrange ici. Et septembre, cela signifie la rentrée, le manque de temps pour lire à nouveau... un sacré changement d'ambiance !
Mon été a été assez prolifique au niveau des lectures; beaucoup d'agréables lectures, beaucoup de découvertes dans divers horizons, peu de déceptions, la saga des Aventuriers de la mer quasiment finie, mais aussi encore beaucoup d’acquisitions alors que j'avais réussi à ne rien acheter en juillet (T▽T)  J'ai également dû augmenter mon objectif goodreads vu mon avancée, et je suis passée d'un objectif de 60 à celui 75 romans pour l'année. 


Mon été livresque en chiffres :

35 romans lus, dont 32 de la PAL
9 mangas/BD lus
1 roman et 1 manga lus en VO
+24 romans ajoutés à la PAL

☼ Le défi en duo réussi avec 2 livres lus sur 3 proposés
Un week-end à 1000 où je n'ai atteint que 824 pages

Un total de -8 romans dans ma PAL (≧∇≦)/

lundi 29 août 2016

Week-end à 1000 du 26 au 29 août 2016 - Bilan

Entre chaleur et sortie inopinée, qu'est devenue mon week-end à 1000 ? Et bien, c'est malheureusement un échec pour cette fois, avec 824 pages lues. Néanmoins, j'ai avancé à grand pas dans la série des Aventuriers de la mer puisque j'ai lu 2 tomes à la suite et qu'il ne me reste plus que le dernier tome à lire :)  J'en ai également profité pour une petite pause fraîcheur avec les dessins décalés et décadents de Junko Mizuno que j'adore. En bref, un challenge pas tout à fait réussi, mais qui m'a quand même fait lire beaucoup et qui m'a permis de passer de bons moments de lecture ^-^

Bilan :
Les Aventuriers de la mer 7 - Robin Hobb : 376 pages
Les Aventuriers de la mer 8 - Robin Hobb : 312/377 pages
Cinderalla - Junko Mizuno : 136 pages

Total : 824 pages




vendredi 26 août 2016

Week-end à 1000 - 26 au 28 août 2016




Le week end à 1000 est un challenge imaginé et crée par la bloggeuse et booktubeuse Lili Bouquine. Il consiste à lire 1000 pages en un seul week end, du vendredi 19h au dimanche 00h, et une session à lieu une fois par trimestre.

La fin des vacances approchant, c'est l'occasion pour moi d'avoir un dernier moment intense et privilégié avec mes livres, de terminer la série des Aventuriers de la mer. Je participe donc, pour la première fois, au week-end à 1000 !

Voici ma PAL pour ce week-end :


Les Aventuriers de la mer 7 - Robin Hobb : 376 pages
Les Aventuriers de la mer 8 Robin Hobb : 377 pages
Les Aventuriers de la mer 9 Robin Hobb : 376 pages
Cinder - Marissa Meye : 412 pages

Total : 1541 pages

samedi 20 août 2016

♡ Days - James Lovegrove (Du génie.)

 Chez Days, le plus grand gigastore du monde, tout s'achète. Absolument tout. Mais pour le commun des mortels, il faut bien souvent se contenter des vitrines éclairées qui font le tour du bâtiment, car on ne peut rentrer chez Days qu'avec une carte de membre. Alors, certains sont prêts à tous les sacrifices, toutes les folies, pour parvenir à mettre la main sur l'un des fameux sésames. Que ne ferait-on pas pour pénétrer dans le temple absolu de la consommation ? Car une fois à l'intérieur, à l'abri du monde et des tracas quotidiens, l'âme emplie par toutes les promesses qui s'offrent aux regards ébahis, on se sent enfin exister. Le client est roi, dit-on... Mais à quel prix ?
477 pages - Science-fiction - 1997

Ce que j'en ai pensé :
Bienvenue dans le temple de la consommation et sa société dépravée !
Days, c'est un coup-de-poing, c'est une satire sociale si rude et si juste. L'auteur nous entraîne dans le récit d'un journée de plusieurs acteurs de ce délire à grande échelle, un gigastore de plusieurs kilomètres, temple de la consommation dédié au dieu Argent, où est décrite, avec un lyrisme acerbe et éclairé, la société de consommation, mais aussi la société de classe. Si proche de nous, ce récit d'anticipation nous paraît presque réel, si bien que nombreux sont les lecteurs à avoir qualifié ce roman de non science-fiction.
Malgré son nombre de pages, le récit nous tient en haleine, on veut en savoir plus sur ce monde et sur ces personnages loin d'être caricaturaux. On suit avec eux cette journée, pleine de rebondissements (et quel rebondissement final !) et on comprend comment chacun est prisonnier du système malgré lui, malgré les prises de conscience et les désirs de s'en extraire.

//Satire sociale juste, amenée par une plume agréable et avisée, Days est un roman d'anticipation entraînant, captivant, qui ne vous laissera pas l'oublier.//